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"Bonjour monsieur Foglia, merci d'avoir rappelé dans votre article du 21 février 2008, le sens du mot "équipe" et du mot "collectif".
Depuis plus de 27 ans après avoir été formé par M. Christian Pelchat en éducation physique à l'UQAM en 1979-80-81 que je cultive auprès de mes joueurs, mes athlètes et mes étudiants le mot équipe et collectif. Je connais M. Gagnon et M. Dubé, je vous conseille de rencontrer M. Pelchat un de vos admirateurs d'ailleurs.
Par lui, avec lui, j'ai développé auprès de mes joueurs le sens du mot collectif. Il est un des deux créateurs de la patate chaude, un jeu d'initiation aux sports collectifs. Je peux vous assurer que de développer le concept d'équipe au Québec n'est pas une tâche facile, cultivez chez nos jeunes le sens du mot équipe, collectif; c'est un beau et grand défi. La notion d'équipe et de collectif doit être apprivoisée également de la part des parents. Travailler en pensant à des analogies comme les chiens de traîneaux, les abeilles et la ruche, les pièces d'un jeu d'échec, les oies, le concept de donner pour recevoir, le concept d'athlète au lieu de vedette...
J'ai dirigé des petits et des grands, je me suis retrouvé avec des atomes B à Loroste avec un grade 5, niveau national, (Lorraine-Rosemère-Ste-Thérèse) et sur la passerelle du Canadien avec le grand club. Je n'ai jamais soulevé de Coupe Stanley, mais j'en ai gagné plusieurs avec mes équipes car le concept d'équipe et de collectif étant ma priorité. Réussir à ne plus se débarasser de la rondelle inutilement, réussir à tenir compte que l'autre existe, (jouer le PAR, partenaire-adversaire-rondelle), réussir en équipe, réussir à gagner sans tout perdre, réussir à être petit avant d'être grand, réussir à créer un rapprochement, réussir à créer de la cohésion dans la tâch et et dans l'aspect social, réussir à rendre important ce que l'équipe peut faire pour nous et ce que l'on peut faire pour l'équipe, réussir à gérer le paradoxe entre jeu et l'enjeu, le développement et la performance, réussir à être devenir un compétiteur au lieu d'être que compétitif...
Tout cela dans le but de faire en sorte que le VRAI gagnant est le HOCKEY avant tout.
J'ai assisté au tournoi novice de Lorraine-Rosemère, les deux derniers week-end, je n'ai vu qu'une passe réussie entre deux joueurs durant tout le match et cela pour les deux équipes. C'est pas très collectif.
Je m'explique mal pourquoi ici au Québec, on s'acharne à leur apprendre à patiner, et que je vois très peu d'efforts pour leur enseigner à apprendre à jouer, jouer le jeu du hockey, jouer la game. Ce n'est pas parce qu'ils sont petits qu'ils ne peuvent pas devenir grands.
J'ai été témoin avec mes équipes que c'est difficile mais possible, tout est une question de culture sportive.
Au hockey, on achète $$$$ BIEN SOUVENT la Coupe Stanley mais on gagne la médaille olympique.
Ma phrase fétiche :
"On reconnaît une bonne équipe quand elle NOUS rapproche du meilleur de nous-mêmes"
Voilà!"
Salutations
Denis Taillefer, éducateur physique, auteur
passionné du hockey collectif
Le 14 juillet 2007, l'entraîneur des gardien de but des Ducks d'Anaheim, François Allaire a invité Marc et Denis Taillefer à prendre quelques photos aux côtés de la Coupe Stanley. Ce prestigieux trophée est remis aux Champions des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey, Cette année les Ducks d'Anaheim ont été les Champions 2007.
Denis tient à remercier de nouveau la famille Allaire et celle de Jean-Sébastien Giguère pour la merveilleuse journée.
Visualisez les photos : François, Marc et Denis - Denis et la coupe - La coupe Stanley